Description
Il faut d’abord monter pour la trouver. L’ancienne route de La Garde-Freinet s’enfonce dans le maquis, et la maison paraît — non pas posée sur le paysage, mais consentie par lui : une bastide comme on les bâtissait, que la végétation a fini par adopter.
On entre par le haut. Le hall distribue de part et d’autre deux chambres, la chambre de maître et sa voisine, chacune avec sa salle de bain, et l’on comprend que la maison ne se livrera pas d’un seul regard. Elle demande qu’on descende.
L’escalier mène à l’unique grande pièce : cuisine ouverte, table, rien qui sépare. Les fenêtres de façade tiennent la lumière, et derrière, discrètes, les commodités qu’on ne montre pas. Puis la terrasse, et le jardin qui la prolonge sans marche ni frontière.
Là règnent les chênes-lièges. Leur écorce garde la chaleur du jour, leur ombre sent la résine et la poussière tiède ; en contrebas, les vignes ordonnent la pente, et l’on n’entend rien que ce qui pousse. Un peu à l’écart, décalée pour qu’aucun regard ne l’atteigne, la piscine et sa plage.
Deux annexes complètent : une chambre indépendante avec sa salle de bain, ouverte sur le dehors ; une grande pièce commune, aujourd’hui laissée aux adolescents, demain ce qu’on voudra — atelier, hôtes, silence.
Le terrain est pentu. C’est sa grâce : rien ici n’est plat, tout est ménagé, et le charme tient précisément à ce que la maison a composé avec la terre au lieu de la contraindre.
Volumes justes, jamais démesurés. Une maison à taille d’homme, au calme sans être retranchée, à quelques minutes de Grimaud comme de La Garde-Freinet. La Provence — non pas celle qu’on vend, celle qu’on imagine.

















